Un peu d’histoire
Fondé en 1843 à partir de la collection personnelle de l’érudit Luigi Odorici, le Musée de Dinan a vu ses collections s’enrichir au fil des siècles : tour à tour consacré à l’archéologie et aux sciences naturelles, aux Beaux-arts, à l’histoire locale ou encore à l’ethnographie bretonne. Les collections du musée sont, au départ, installées à l’Hôtel de Ville, puis elles se déploient dans les salles du Château à partir de 1908, elles y sont exposées pendant plus d’un siècle.
Depuis 2015, les collections ont quitté le château, pour être transférées dans leurs réserves, en vue d’un projet de nouveau musée. Le « chantier des collections », démarré en 2009 par l’équipe du musée, permet de passer au crible les 9500 objets et œuvres conservés, pour préparer leur transfert et leur exposition dans un nouveau musée, tout en répondant aux obligations légales du récolement décennal d’un « Musée de France » et de l’étude et la conservation préventive des collections.
Des actions de médiation sont régulièrement mises en place (conférences, valorisations en ligne, interventions dans les écoles, etc.) pour continuer de rendre accessibles à tous les collections. Une sélection d’œuvres et objets est, du reste, annuellement exposée « hors-les-murs » à la Bibliothèque municipale et à l’Abbaye de Léhon. En 2025, le conseil municipal vote pour le Projet Scientifique et Culturel, qui fonde le nouveau Musée de Dinan.

La valorisation numérique des collections du musée de Dinan permet une large diffusion des connaissances, c’est un enjeu majeur pour rendre accessible la culture au plus grand nombre. Le musée de Dinan valorise ses collections en ligne grâce à ses partenaires.
Partenariat avec le réseau BRETAGNE MUSEES : fiches d’œuvre et podcast à découvrir : https://bretagnemusees.bzh/musee/musee-de-dinan/
Partenariat avec les AMIS DU PATRIMOINE EUROPEEN, consulter ici :
https://ladpe.fr/residence-dinan/
L’exposition en ligne, PORTRAITS DE MAIRES DE DINAN : https://www.calameo.com/read/007289036432bfd5d7a8e

Estampes
La nouvelle exposition du service Culture (secteur « musées et collections patrimoniales de la bibliothèque »)
Du 10 mars au 30 juin 2026
Terme générique désignant une image imprimée à partir d’une matrice (sur laquelle le motif est exécuté : bois, métal, pierre, etc.) et d’encre sur un support (généralement du papier) à l’aide d’une presse : l’estampe est un art du multiple. Elle comprend une variété de techniques d’impression et devient, au fil des siècles, un moyen pour les artistes de produire des images en série. Pouvant être vendues à un public varié, les estampes ont permis de rendre l’art plus accessible.
L’estampe (de l’italien « stampa » : presse, impression) a une longue histoire et une grande variété de techniques et de styles. Née en Chine et développée au Japon à partir du VIIe siècle, la technique apparaît en Europe autour de 1400 en Allemagne du Sud. Il s’agit d’abord de la gravure sur bois (ou xylographie), qui permet de répondre à un besoin de diffusion d’images religieuses. La technique sur cuivre (ou taille douce) est, elle, mise au point vers 1440 dans la vallée du Rhin et apporte une qualité supérieure à la gravure sur bois (images plus détaillées, lignes plus douces). Les artistes s’emparent de ce nouvel art en quelques décennies et certains se distinguent, à l’instar d’Albrecht Dürer (1471-1525). L’invention de l’imprimerie en 1450 ayant permis la production d’images en série à grande échelle, les estampes sont diffusées à un plus large public, aux siècles suivants.
A la fin du XVIIIe siècle, une nouvelle technique d’estampe apparaît : la lithographie. Celle-ci est inventée en 1796, en Allemagne, par Aloys Senefelder. Il s’agit d’une technique à plat où le motif est dessiné directement sur une pierre, qui est ensuite encrée et pressée sur une feuille. Au XIXe siècle, le mouvement impressionniste s’est largement emparé de la lithographie (Manet, Degas…). Au XXe siècle, les techniques à plat continuent de se diversifier. Ainsi, la sérigraphie et la lithographie permettent aux artistes d’obtenir des représentations plus colorées.
L’exposition « Estampes », présente une partie de la collection d’estampes conservée dans le fonds patrimonial de la bibliothèque de Dinan. Gravures et lithographies se côtoient pour présenter Dinan et ses lieux emblématiques, de la fin du XVIIIe siècle jusqu’au XXe siècle. L’exposition met également en lumière quelques artistes contemporains de Dinan, du pays de Dinan et de sa région, dont les œuvres sont conservées dans les collections patrimoniales de la Ville. Accompagnant ces œuvres, des matrices et une presse en taille douce, conservées par le Musée de Dinan, invitent à découvrir l’art de l’estampe et quelques techniques utilisées.
Exposition à découvrir à la bibliothèque municipale (salle Mathurin-Monier), jusqu’au 30 juin 2026, aux horaires d’ouverture de la bibliothèque (sauf fermeture de la salle en raison d’action culturelle). Accès libre et gratuit.

Les enjeux de l’Education Artistique et Culturelle
Bien que le concept d’éducation artistique et culturelle apparaisse dès les années 1960, en France, il ne prend une forme concrète qu’à partir des années 1980, à travers les classes patrimoines, aujourd’hui disparues. Les années 2000 voient la création du Haut conseil de l’EAC et l’organisation de la première conférence internationale sur le sujet par l’Unesco, en 2006, avec 97 pays participants. En 2016, la charte des 10 piliers de l’EAC est créée. En 2022, le label ville 100% EAC fait son apparition. Depuis, c’est un des grands enjeux du Ministère de la Culture.

Les projets d’éducation artistique et culturelle s’adressent aux élèves scolarisés, de la maternelle au l’enseignement supérieur, pour garantir à tous, un accès équitable à la culture. Les projets sont conventionnés pour encadrer les partenariats avec les enseignants de l’Education Nationale.
Les projets sont portés par les structures culturelles qui créent la rencontre entre les élèves et les objets d’art, les lieux patrimoniaux, les professionnels de la Culture et les artistes. L’objectif est de proposer une éducation à l’art par l’art, en favorisant les explorations plastiques.
Les musées de Dinan construisent et mettent en œuvre des projets EAC qui assurent la connexion entre les élèves, les œuvres et les artistes locaux.
Les thématiques des projets par niveau

Etablissements maternelles (252 élèves)
Ecole Les fontaines – Les quatre éléments = 3 classes / 64 élèves
Ecole Mosaïque – Le bestiaire = 1 classe / 18 élèves
Ecole Clos Joli – La Bretagne = 5 classes / 112 élèves
Ecole Du Guesclin – La nature = 1 classe / 27 élèves
Ecole Diwan – La Bretagne = 2 classes / 31 élèves

Etablissements élémentaires (219 élèves)
Ecole La Ruche – La nature (CE1) et L’écriture (CP) = 2 classes / 35 élèves
Ecole Sainte Croix – La Bretagne = 5 classes / 120 élèves
Ecole Du Guesclin – La nature = 1 classe / 25 élèves
Ecole Diwan – La Bretagne = 2 classes / 39 élèves

Collèges (79 élèves)
Collège Roger Vercel – 6ème 1 et 6ème 2 – Illustrer un récit = 2 classes / 24 élèves
Collège Roger Vercel – 6ème 7 – Paysages, du détail à l’ensemble = 1 classe / 27 élèves
Collège Roger Vercel – 4ème 1 et 6ème 2 – Se Raconter et de dessiner = 2 classes / 28 élèves
Soit un total de 27 classes pour 550 élèves.
