La Commune nouvelle de Dinan vient d'acquérir trois beaux béliers d'Ouessant.

Du pâturage dans les Jardins de la Grande Vigne

Ils sont installés dans les Jardins de la Grande Vigne, lieu historique de pâturage à Dinan.

Yvonne Jean-Haffen était d'ailleurs particulièrement inspirée par les moutons qui animaient son jardin. En  témoignent les nombreuses esquisses, croquis et tableaux les représentant.

Le pâturage

L’éco-pâturage est une pratique ancestrale actuellement remise au goût du jour.

L’idée est simple : installer des animaux pour entretenir les espaces verts publics ou privés.
Ces animaux restent toute l’année sur place et leur état de santé est suivi avec attention afin d’assurer leur bien-être.

Le pâturage fait un retour en force sous le nom d'éco-pâturage bénéficiant de la prise de conscience générale de réduction des impacts environnementaux et de conservation de la biodiversité.
Le but principal de l'éco-pâturage n'est pas la rentabilité économique mais le maintien ou la restauration du milieu tout en limitant les coûts de gestion.
Des espèces rustiques, issues des races locales, anciennes sont généralement utilisées. Elles s'adaptent toutes facilement aux milieux et sont naturellement résistantes aux maladies. Les animaux doivent notamment être capable de consommer suffisamment de fourrages grossiers disponibles pendant l'hivernage, de profiter des périodes d'abondance du printemps et de tirer parti de pâturages estivaux amoindris et souvent peu accessibles. Ainsi, cette pratique remet au goût du jour des races domestiques abandonnées.

Les moutons d'Ouessant

Les races anciennes comme le mouton d’Ouessant ou la chèvre des fossés appartiennent au patrimoine mondial de l’humanité, et il est essentiel de participer à leur sauvegarde.

Grâce à sa faible taille et à sa rusticité, le mouton d’Ouessant est idéal pour l’éco-pâturage. Avec une taille maximum de 50cm au garrot, il s’agit du plus petit mouton du monde ! Les béliers sont cornés.

Originaire de l’île d’Ouessant, c'est un mouton de plain air et il est parfaitement adapté au climat de l’Ouest de la France.

Cette race a été peu modifiée, et ressemble à celle rencontrée au 18e siècle sur les grèves de la Manche. Conservée à Ouessant puis croisée au 20e siècle, la race aurait disparu si le Muséum d'Histoire Naturelle à Paris et quelques châtelains bretons n'avaient conservé des troupeaux reliques.

La Commune nouvelle de Dinan a acheté ses trois béliers à l'Eco-musée du Pays de Rennes.

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